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David Cameron défend au Parlement son refus d'un nouveau traité

Segunda-feira, 12.12.11

"Nous sommes dans l'Union européenne et nous voulons y ." Lundi 12 décembre, le premier ministre britannique, David Cameron, a réaffirmé la volonté de la Grande-Bretagne de rester membre à part entière de l'UE, tout en défendant, devant le Parlement de Londres, sa décision de rester à l'écart de la réforme des institutions européennes. Une séance particulièrement mouvementée, où l'opposition travailliste, menée par Ed Miliband, n'a cessé de mettre en garde contre un "isolement" de la Grande-Bretagne face au reste de l'Union européenne. Le travailliste a jugé que le veto de David Cameron était "mauvais pour les affaires, mauvais pour l'emploi et mauvais pour la Grande-Bretagne". Il a dénoncé "le désastre diplomatique de 26 pays allant de l'avant et un pays restant en arrière".

 

NICK CLEGG, GRAND ABSENT DU DÉBAT

 

Mais plus que les débats ou les justifications de Cameron, c'est l'absence du vice-premier ministre, Nick Clegg, qui a retenu toute l'attention. Le numéro deux du gouvernement et leader des libéraux-démocrates avait déjà pris ses distances ce week-end, après la décision de Cameron de ne pas s'engager dans le nouveau traité européen. Une position qui avait fait craindre pour l'équilibre de la coalition au pouvoir. Alors qu'il devait prendre la parole pendant cette séance cruciale, Nick Clegg a choisi de marquer de nouveau son désaccord, en ne se présentant pas sur les bancs de la chambre. L'opposition n'a pas manqué de le faire remarquer, à l'image de son représentant, Ed Miliband, qui a ainsi noté non sans ironie qu'il était difficile de convaincre le peuple "quand on ne peut pas convaincre son adjoint". "Où est Nick Clegg?", ont crié à plusieurs reprises les députés travaillistes, dans une séance au niveau sonore "particulièrement assourdissant", notait ainsi la BBC. Pour calmer le feu des critiques, Nick Clegg a cependant déclaré après la séance qu'il ne pensait pas que les gens "s'intéresseraient autant à qui siège à la Chambre des communes". "Le premier ministre et moi-même avons clairement des positions divergentes sur le sommet de la semaine dernière", cependant la coalition "est là pour rester [jusqu'en 2015]", a-t-il affirmé, balayant ainsi les rumeurs d'un éclatement du partenariat entre libéraux-démocrates et conservateurs.

 

OUVERT AU DIALOGUE

 

Malgré ces difficultés, David Cameron a de nouveau justifié sa décision. Il a ainsi expliqué qu'il s'était rendu à Bruxelles la semaine dernière avec l'espoir qu'un accord à vingt-sept y serait trouvé, mais qu'il était de son devoir de demander des garanties pour son pays. "L'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne est vitale à notre intérêt national", a-t-il toutefois ajouté, précisant qu'il souhaitait le succès du nouvel accord en préparation pour la zone euro et qu'il accueillerait de manière constructive toute proposition de ses partenaires. Une position relativement confortable pour le premier ministre, qui bénéficie du soutien populaire. Selon un sondage publié lundi (lien payant) dans le Times, une majorité de Britanniques (57 %) estiment qu'il a eu raison. Même chez les électeurs du parti libéral-démocrate, près de la moitié (49 %) soutiennent le veto.

 

CAMERON ET SON "AMI" SARKOZY

 

Concernant les relations entre Londres et Paris, David Cameron a assuré qu'il restait "en extrêmement bons termes avec [son] ami Nicolas Sarkozy", malgré l'affrontement ayant conduit Londres à se dissocier de la réforme du traité européen adoptée par ses 26 partenaires. Le chef du gouvernement britannique a formulé sa déclaration d'amitié en prenant soin d'éluder la question d'un député qui lui demandait s'il allait désormais soutenir François Hollande, candidat socialiste donné favori par les sondages à cinq mois de l'élection présidentielle en France, et partisan d'une renégociation du nouveau traité européen. "Je me contenterai de dire une chose, c'est que le chef de l'opposition en France a eu le mérite de nous dire ce qu'il pensait" de l'accord, a encore déclaré M. Cameron, pour affirmer aussitôt qu'il en allait différemment de l'opposition travailliste britannique. Les médias britanniques ont assuré depuis samedi que le veto britannique avait provoqué une sérieuse dégradation de la relation Cameron-Sarkozy. Ils en veulent pour illustration une vidéo montrant le président paraissant "snober" le premier ministre qui lui tendait la main, à l'issue du clash bruxellois vendredi." [Fonte]

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publicado por Joao Pedro Dias às 20:14






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